Nous étions trois, nous étions six
Photo traditionnelle de groupe un peu convenue. Et pourtant, peut-on imaginer ce qu'elle représente pour nous ? En regardant de plus près, on voit les sourires, le relâchement. Aussi bien chez les hommes que chez les chevaux. Sauf Figaro, bien sûr, qui lui est toujours attentif à ce qui se passe autour de lui.
Cela ressemble à une photo de victoire ? Oui, mais pourtant pas de podium, pas de flot, ni de médaille. Non plus de premier, ni de deuxième et encore moins de dernier. Non, ce jour-là nous n'avions rien gagné. Alors pourquoi, ces sourires de victoire sur nos visages ? Pourquoi cette détente d'après adrénaline qui se devine dans nos poses ? Pourquoi ce contentement tranquille chez nos chevaux ?
Jour de fête aux écuries. Des animations sont organisées. Cette année-là, c'était, entre autres, une puissance. Les grosses pluies de la veilles avaient dégradées la carrière et nous avions décidé de rester raisonnables quant à la hauteur des barres. Finalement, nous sommes allés bien plus loin que prévu !
Vertical - oxer sur une ligne de 20 mètres. Une chose est sûre, c'est que ce jour là, nous étions heureux comme des rois d'être ensemble et que l'idée même de compétition était absente de nos esprit. Pourtant, s'en était une. Au départ. Mais de rivalité, il n'y en eu jamais. Du bonheur, du jeux, du plaisir. A la pelle.
Tout cela pour dire quoi ? Juste dire que lorsque nous regardons toutes les trois cette photo, un sourire vient étirer nos lèvres et met du bleu dans nos yeux. Juste pour dire, que c'est bon d'être à six, car à cheval quand on est trois, fatalement, c'est qu'on est à six. Que personne n'a fait tomber de barre et que surtout nous ne voulions pas que tombe de barre, chez personne. Et nos chevaux étaient bien dans le même état d'esprit que nous.
Ensemble jusqu'au bout. Et ce fut notre plus jolie victoire parce qu'il n'y eût aucune défaite.
