Ballade d'automne
Parfois, nous arrivons aux écuries et nous n'avons rien de prévu. Mais alors, rien de chez rien. On ne sait même pas si on va se contenter d'une longe, aller dans la carrière travailler sur le plat, voire même, se contenter de papoter un peu et juste de rentrer les chevaux... Le temps est maussade et puis nous sommes un peu las aussi.
Bref, nous ne sommes pas motivés. Bien que, au fond de nous-mêmes, l'envie soit bien là, mais bien cachée derrière la fatigue de la semaine.
Nous arrivons... et les autres aussi. Et la ballade impromptue s'organise. De deux, nous passons à trois, puis à quatre.
Et c'est tous bien joyeux que nous prenons le chemin des écoliers en se promettant une petite ballade sage. Les chevaux sont un peu chauds et semblent montés sur ressorts : ils sont aussi contents que nous.
La grande pionnière de nos chemins picards en tête et roule jeunesse ! Après un quard d'heure de pas, nous voici au trot. Les chevaux glissent un peu mais avancent joyeusement.
Leur joie est tellement communicative que, malgré le vent, un sourire vient s'installer sur notre visage. On rigole des uns et des autres. En route, un cinquième vient s'intégrer à notre petite troupe. Et vogue la galère.
Ma jument dans un mignon saut de mouton fait une excursion dans un champs labouré. Pourvu qu'on n'y laisse pas un fer ! Mais non. Bon, on ne sait plus vraiment ou on est, mais Lydie, toujours en tête, le sait, elle ! La petite ballade tranquille devient une belle ballade tonique pour notre plus grand bonheur.
Les chevaux sont toujours d'attaque alors nous reprenons notre trot relevé qui se finit bien sûr au galop. Mais quel bonheur !
Retour à l'écurie. Les chevaux sont frais comme des gardons et nous aussi.
Pour des gens qui ne savaient pas quoi faire et bien je trouve qu'on a passé un sacré bon moment : on a bien rigolé, les chevaux se sont bien exprimés et tous, les bipèdes comme les quadrupèdes sommes rentrés avec le sourire.
C'est quand la prochaine fois qu'on ne sait pas quoi faire ?